Pourquoi culpabiliser quand on est malade?

Je vous pose le décor. A l’heure où j’écris cet article, j’ai 38,5 de fièvre, je suis endolorie de courbatures, mon nez ne cesse de couler et ma toux me rappelle régulièrement ma condition. Depuis lundi, je lutte contre le rhume en me disant que cela passera, que « je ne suis pas en sucre », que « le week-end approche ». Mais voilà, ce matin, après une nuit à grelotter dans ma sueur, j’ai enfin osé dire stop, aller chez le médecin qui m’a délivré le précieux sésame, communément nommé « arrêt médical ». Et alors que j’avais prévu d’écrire un article sur les trucs et astuces pour combattre les maux du quotidien au naturel, l’évidence m’a frappée. Ce n’était ni le bon message, ni même ce que j’avais vraiment envie de partager. Cela aurait même été un poil hypocrite de vous proposer des recettes pour prendre soin de vous alors que, finalement, je n’étais pas fichu de le faire. A la place, je voudrais partager avec vous les signaux de SOS que mon corps m’envoyait et les raisons pour lesquelles je les ai ignorés.

Pourquoi j’évite à tout prix de « me mettre en arrêt » ?

C’est drôle parfois, comme les médias – bon, certes, pas tous les médias – colportent des rumeurs, et sous-couvert de statistiques plus ou moins fiables et parviennent à convaincre l’opinion publique. Je suis fonctionnaire et, voyez-vous, en cinq ans, j’ai globalement dû m’arrêter 5, voire 6 jours. Alors que parfois, mon état l’aurait largement justifié. Dans cette société compétitive où la performance fait loi, ne pas se rendre sur son lieu de travail, même lorsqu’on est malade, est disons-le, mal vu. Qui n’a jamais entendu, ou même dit: « Ah, elle est en arrêt. C’est bizarre quand même… Et puis c’est vraiment si grave ce qu’elle a? Moi j’ai eu telle maladie, je suis quand même allée travailler… ». Cette situation, reflète à mon sens deux problèmes majeurs. Le premier est, qu’au final, quand on reproche à une tierce personne de prendre soin d’elle, on est agacé parce qu’en réalité, on aimerait s’autoriser à faire de même. Et il s’agit d’un vrai cercle vicieux… En manifestant de l’empathie et de la bienveillance à l’égard de ses collègues de travail, les chances qu’un jour, on se l’applique à soi sont quand même plus importantes. Ensuite, et il me semble quand même que cet aspect là est le plus problématique, c’est que nous – et je dis bien nous – ne respectons pas notre corps. J’ai attendu 3 jours, en espérant que les symptômes disparaissent pour la simple et bonne raison que j’avais peur du jugement des autres, mais aussi parce que j’ai considéré que celui-ci était plus important que ma propre santé. Et je compte parvenir à ne plus répéter ces deux schémas.

Pourquoi mon corps m’a mis sur stop?

Depuis quelques semaines, je suis super heureuse mais aussi, je l’avoue, un peu surmenée. Entre les leçons de conduite que j’enchaîne à un rythme infernal, les réveils à 5h45, les heures de covoiturage le week-end, et le stress du départ en Amérique du Sud, j’ai comme une baisse d’énergie avant le grand chambardement. Et pour ne rien arranger, je mange mal, je ne fais plus de sport, et la pollution parisienne commence à m’étouffer. Récemment, je me suis dit que je devrais aller faire des courses plus saines, que je devrais prendre du temps pour moi, que je devrais aller au cinéma, au théâtre… Mais je n’ai appliqué aucun de ses conseils avisés que mon corps me réclamait. Et j’ai réalisé ce matin, après une nuit de lutte acharnée contre lui, le je me trompais sur toute la ligne. Mon corps n’est pas mon ennemi. C’est même le partenaire de toute une vie. Et je le sais. Pour les autres, je le sais. Comment dit-on déjà? Que les cordonniers sont les plus mal chaussés? Attention, je ne veux pas dire qu’il faut s’en vouloir de manger des pizzas surgelées et des gâteaux en guise de déjeuner, mais pour ma part, je sentais que j’avais besoin de consommer autrement. Et comme à chaque fois, quand on fait les choses à contre-cœur, on voit rapidement les conséquences poindre le bout de leur nez.

Mon programme des prochains jours

Après ma consultation chez le médecin, j’ai mobilisé mes dernières forces pour aller faire des courses dans mon épicerie bio de quartier. Des légumes, des fruits, de l’huile pour le bain à la lavande, une soupe toute prête aux légumes verts, des tisanes de ma marque chouchou – alias Yogi Tea – je me suis faite confiance pour me diriger vers ce qui me conviendrait le mieux. Je me suis cuisiné un porridge avec des fruits rouges, des bananes, du miel et un peu de pollen, accompagné d’une infusion aux racines de valériane pour dormir un peu. J’ai bien l’intention de consacrer ces prochains jours à me faire du bien, à me reposer, à dormir, à fabriquer des soins maison avec mes produits favoris, le tout sans culpabiliser. Si mon corps est d’accord, j’irai demain à la librairie chercher un livre, ou voir une pièce qui me fait envie, samedi. La semaine prochaine – vive les ponts! – je vais dans le Jura, dans un village préservé cerclé d’une abondante nature. J’adore cet endroit. Si calme.

Pour vous encourager à prendre soin de vous…

En attendant de vous retrouver pour un prochain article, je vous glisse ici des recettes magiques qui sur moi, font des miracles… Même si vous n’êtes pas souffrant(e)s, ce que je vous souhaite, demain, le week-end approche, et peut-être aurez vous envie d’un moment à vous…

Pour le rhume et surtout les maux de gorge, j’utilise... De l’huile essentielle de ravintsara dans une cuillère de miel. Incroyable!

Pour le visage je mélange... Du gel d’aloé vera et de l’huile végétale de jojoba que j’applique en masque une dizaine de minute. Repulpant!

Pour le corps je gomme... Avec du marc de café et de l’huile de coco. Écolo et efficace!

Pour les cheveux, j’applique… Un masque de poudre d’Amla et d’huile végétale (coco, jojoba) ainsi qu’un soupçon d’huile essentielle de lavande.

Notice importante… Les huiles essentielles sont très puissantes, elle peuvent déclencher des allergies, et sont souvent déconseillées aux femmes enceintes, ou pour certaines pathologies. Renseignez-vous bien. Pour le visage, je ne vous conseille pas l’huile de coco, en tout cas, moi, elle me donne de petits boutons! Trouvez vos recettes et amusez-vous!

Détendez-vous, et allez flâner sur cette chaîne =>

4 commentaires sur “Pourquoi culpabiliser quand on est malade?

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  1. J’ai adoré cet article empreint d’honnêteté et dans lequel finalement on peut se reconnaitre. Tu nous ramènes à la base, prendre soin de soi et écouter son corps, peu importe le qu’en dira-t-on. Car finalement on aura toujours à redire quoi qu’on fasse alors autant se faire du bien. Merci pour cet article ! Bon rétablissement et courage pour tous tes préparatifs avant ton grand départ !

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  2. Coucou ! Bravo pour cet article qui, je l’espère, a dû te faire beaucoup de bien. Et tu as totalement raison, il FAUT prendre soin de soi et de son corps et non, il ne faut pas se préoccuper de ce que les autres vont en penser. Dans tous les cas, si on ne le fait pas, notre état s’aggrave et on risque d’être en arrêt quelques jours de plus en définitive. Alors tu as bien fait de prendre une pause et on devrait tous les faire dès qu’on en ressent le besoin, surtout si c’est possible. Les autres, comme tu l’expliques si bien, sont juste jaloux parce qu’ils n’osent pas ou ne considèrent pas, non plus, qu’ils peuvent le faire. J’espère que tu vas mieux depuis et que le Jura te fait le plus grand bien. 🙂
    PS : La tisane « Profonde respiration » de Yogi Tea est une merveille !!!

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